05.12.2009
L'Épineux chemin des étoiles
Continuons un peu notre voyage dans l'univers de Kir Boulytchov, en nous attachant cette fois-ci à l'une de ses activités les plus importantes, celle de scénariste pour le cinéma. Car non seulement ses oeuvres ont été régulièrement adaptées, mais il a aussi travaillé à des scénarios inédits ou presque (le film dont nous allons parler ci-dessous ayant de fait une vague ressemblance avec une des nouvelles de Kir Boulytchov).
Ainsi, en 1981, les studios Gorki ont sorti le film L'Épineux chemin des étoiles ( Через тернии к звёздам), connu aussi en anglais sous les titres The Hard way to the stars ou The Thorny way to the stars. Ce film de Richard Viktorov, en deux parties et d'une durée totale de 2h20, n'est jamais sorti en France, bien qu'apparemment il ait été diffusé au Canada avec un titre français (Dans les Épines vers les étoiles).
Résumons un peu. Un vaisseau spatial rencontre par hasard l'épave d'un vaisseau inconnu. Lors de l'exploration de celui, l'équipage découvre les cadavres d'humanoïdes dans une sorte de laboratoire de clonage, et, à leur grande surprise, une survivante restée dans une combinaison spatiale alors que le vaisseau inconnu a été endommagée il y a au moins plusieurs mois.
La survivante en question s'avère être une jeune femme, grande et filiforme, incapable de parler et pourtant douée d'étrange pouvoirs, comme la téléportation ou la faculté de mouvoir les objets à distance. Très vite, on se rend compte qu'elle est artificielle, et qu'il est possible, à l'aide d'un appareil électronique, de contrôler son corps contre son gré.
Un scientifique propose alors de la placer dans un milieu humain agréable et sans contraintes, afin de l'amener petit à petit à communiquer. Bien évidemment, il s'agira de sa maison et de sa propre famille, autrement dit, ses parents, l'inévitable robot domestique, et surtout son fils, d'une vingtaine d'années, un cadet de l'espace qui ne tardera pas à éprouver des sentiments pour la jeune inconnue.
Une maison du futur à la mode soviétique...
... et le robot domestique, très efficace malgré son apparence, car doté d'un IA rudimentaire.
Petit à petit, la jeune femme va retrouver la mémoire, et se souvenir qu'elle vient d'une planète cauchemardesque, presque totalement détruite par la pollution, et sur laquelle les habitants, réfugiés sous terre, ne peuvent plus sortir qu'avec un masque à gaz.
Le degré de pollution est si fort que nombre d'enfants naissent avec des déformations, y compris au visage, ce qui les obligent à vivre en portant un masque aux traits neutres.
Comme de fait exprès, une délégation venue de ce monde est présente sur Terre, afin de demander une assistance scientifique. Et un vaisseau expérimental, spécialisé dans les travaux de dépollution, va être envoyé, avec bien sûr à son bord le jeune cadet, et notre inconnue, parvenue à y monter clandestinement et finalement acceptée par l'équipage.
Drôle de film que celui-là. D'abord parce qu'il est d'une laideur absolue. La photographie est immonde, et le montage semble avoir été fait à la hache. Enfin la réalisation est d'une platitude extraordinaire. Et pourtant, les acteurs sont excellents, les trucages impécables pour l'époque et surtout pour une production qui ne bénéficie pas de moyens hollywoodiens: nous sommes ici dans le royaume de la débrouille, et finalement, ça passe bien.
Mais ce qui fait tout l'intérêt de L'Épineux chemin des étoiles, est son scénario. Qui n'a pas pris une ride. Certes, le message politique qui se dessine dans la seconde partie est simplitiste, mais il faut bien dire que le film a été produit par la branche des studios Gorki spécialisée dans le cinéma pour enfants. Ce qui importe surtout est l'aspect écologique: ce film fait peur. Il parle de la pollution chimique de l'atmosphère, de l'effet de serre, de la disparition de la vie du fait des activités humaines, en montrant un monde qui pourrait être le nôtre dans quelques décennies. Rappelons que nous sommes en 1981, et qu'à l'époque, le message écologique est encore rare dans la Science Fiction, si l'on fait exception de l'oeuvre de John Brunner (Tous à Zanzibar, Le Troupeau aveugle...) et des auteurs "politiques" français. Le seul film antérieur qui soit chargé d'un message aussi fort restant l'excellent et hélas trop méconnu Silent Running de Douglas Trumbull.
Ce qui frappe aussi le spectateur est la précision de l'arrière plan culturel, une précision qui n'est pas démonstrative: tout passe comme au naturel. Ainsi , par exemple, voit-on des gens employer de manière routinière une base de données informatisée, d'autres vivant dans une maison dont la domotique est particulièrement avancée tout en proposant un cadre traditionnel (le bois est omniprésent). Le vaisseau spatial lui-même est développé sous forme de soucoupe (car dans l'espace un "avant" et un "arrière" n'ont aucun sens). Rien n'est invraisemblable dans ce film, qui du coup vaut largement le détour.
Comme nous l'avons dit plus, le film n'est jamais sorti en France, et la compagnie RUSCICO ne l'a pas encore intégré à son catalogue.
Il est par contre possible de télécharger les deux parties, avec un bon sous-titrage anglais ici et là. Pour cela, recopiez dans la petite fenêtre proposée le code indiqué sur un dessin variable, puis cliquez sur "СКАЧАТЬ". Dans les deux cas, une nouvelle fenêtre s'ouvrira, vous proposant un lien: il suffit alors d'y faire un clic droit, puis "enregistrer sous". Attention, le temps de téléchargement peut être très long (quelques heures).
12:16 Publié dans (aut.) Kir Boulytchev, Auteurs russes, Films | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boulytchev, boulytchov
24.11.2009
Kir Boulytchov - Le Village
L'un des romans les plus connus de Kir Boulytchov, mais aussi un de ses derniers de la période soviétique, est Le Village (Поселок), publié en 1988 et tiré lui-même d'une nouvelle datant de 1980.

Le Village est un récit tout simple: un vaisseau spatial « Полюс » (le Pôle) a fait naufrage sur une planète inconnue. L'équipage a été obligé de quitter le vaisseau à cause de trop fortes radiations. Les gens se sont retrouvés sur une planète sans nom dont le climat est beaucoup plus dur que celui de la Terre. Pour trouver un endroit où s'installer ils en ont été réduits à se frayer un passage au travers de chaînes de montagnes. Lors du passage, maintes personnes ont péri, ceux qui ont survécu (à peine une poignée) se sont installés non loin d'une forêt et ont créé un petit village.
Un des personnages principaux, Oleg, est un jeune homme de vingt ans. Il s'est retrouvé sur cette planète alors qu'il avait un an (il est né au bord du vaisseau). Son père est mort lors du passage. Oleg vit avec sa mère dans une sorte de cabane. Les autres survivants ainsi que leurs enfants, qui sont nés sur cette planète, vivent dans des cabanes similaires qui forment donc cette sorte de petit village. Ces gens sont coupés de la civilisation. Cela fait déjà presque vingt ans qu’ils habitent sur cette planète et ils ont essayé à plusieurs reprises de repasser à travers la chaîne de montagnes et de retourner à leur vaisseau pour prendre des choses nécessaires, mais toutes leurs expéditions se sont soldées par des morts.
Pour survivre, les gens du village sont obligés de se procurer de la nourriture dans la forêt qui cache d'ailleurs beaucoup de dangers. Ils se sont fabriqués des instruments aratoires primitifs, ils n'ont pas de médicaments nécessaires et utilisent des racines et des herbes qu'ils trouvent dans la forêt. Leur vie ressemble beaucoup à la vie de nos ancêtres. Mais ils gardent l'espoir qu'un jour ils pourront établir une liaison avec la Terre. Les personnes les plus âgées du village tâchent de transmettre leurs connaissances aux enfants. Un des personnages principaux, le Vieux, enseigne l'histoire, la littérature, la géographie et d'autres disciplines aux enfants, il compte beaucoup sur la nouvelle génération du village et notamment sur Oleg. Dans ses conversations avec Oleg, sa mère et les autres il craint que plus le temps passe plus les enfants s'attachent à la forêt et à la vie « sauvage ». Il propose de former une expédition, qui va comprendre Oleg, Dick, Mariana (ces deux derniers sont des jeunes gens du même âge qu'Oleg) et Tomas (ancien membre de l'équipage du vaisseau), et de l'envoyer vers le vaisseau « Le Pôle » pour qu'ils rapportent des livres restés au bord du vaisseau. Certaines personnes (y compris la mère d'Oleg) ne sont pas d'accord avec cette entreprise. Elles ont déjà accepté leur situation et ont peur de perdre leurs enfants.
Cependant, Oleg cherche de lui-même à franchir le passage et à voir le vaisseau qu'il ne connaît que par des conversations du Vieux et de sa mère.
Oleg, Dick, Mariana et Tomas partent tout de même en expédition vers le vaisseau. Le passage à travers les montagne coûte la vie à Tomas. A l'aide des cartes de ce dernier, Oleg, Dick et Mariana trouvent le vaisseau, prennent tout ce que le Vieux leur a demandé et retournent au village.
En utilisant des livres ainsi rapportés, Oleg se met à étudier le mécanisme du vaisseau afin d'obtenir les connaissances techniques nécessaires pour pouvoir établir la liaison avec la Terre.
Quelques temps plus tard, il décide de construire un ballon pour pouvoir se déplacer vers le vaisseau et éviter le passage pénibles à travers les montagnes. A l'aide de Sergueev (ancien membre de l'équipage) il réussit à plusieurs reprises à faire des vols d'essai avec ce ballon. Un jour, en plein vol d'essai avec Segueev, il découvre tout à coup un point noir dans le ciel. Sergueev le regarde attentivement et voit que c'est un Scout, appareil de recherche scientifiques. Donc, cela signifie que l'expédition géologique qui l’a lancé doit se trouver quelque part pas loin... Sergueev détermine la direction du vol du Scout.

Dit comme ça, ce texte semble d'une banalité rare. Mais l'auteur, au moment où il a publié ce roman, avait déjà pas mal d'expérience en tant qu'écrivain populaire, et il va de soi qu'il a ajouté à cela une bonne dose de réflexions. Des réflexions sur la notion de survie. Faut-il vraiment survivre à tout prix? Ces gens vivent dans une misère crasse, entourés d'un environnement particulièrement hostile. Boulytchov tient compte du fait que sur une autre planète, la vie sera nécessairement hostile à l'homme, ne serait-ce qu'au simple niveau biologique: le risque d'empoisonnement ou d'allergie est donc permanent, et les morts sont nombreux (le village possède plus d'habitants dans son cimetière que dans ses maisons).
Mais pourtant ils ont des enfants. Et ces enfants s'adaptent, font de ce monde le leur. Pour certains d'entre eux, la forêt n'est plus dangereuse ou si peu. Et c'est là que s'ouvrent les réflexions de Boulytchov: les parents sont particulièrement divisés face au risque d'ensauvagement, d'oubli. Certains ne veulent pas entendre parler de cela, et essayent d'enseigner à ces enfants l'histoire, la géographie de la Terre, ce monde qu'ils n'ont jamais vu. D'autres au contraire voient d'un bon oeil que ces enfants soient mieux armés qu'eux pour la survie.
Et l'expédition vers le vaisseau est justement le prétexte à la confrontation entre ces points de vue, une confrontation entre Oleg, mémoire vivante d'une Terre qu'il n'a jamais vu, un garçon rêveur et idéaliste, et Dick, le parfait chasseur ("c'est moi le plus fort" dit-il régulièrement), garçon d'un pragmatisme rare, réaliste au point d'en être cruel. Et ainsi le lecteur se retrouve pris entre deux feux. Il ne peut qu'approuver le pragmatisme de Dick, ne peut que le trouver raisonnable. Et pourtant il ne peut non plus être insensible aux rêves d'Oleg, rêve de visiter enfin ce fameux vaisseau qui, bien qu'endommagé, recèle encore nombre de trésors civilisationnels (des livres!), et puis aussi la mémoire de son père.
Dick ne pense qu'à la survie, Oleg pense à ses connaissances, à ses réflexions sur le monde.

Mais Boulytchov ne profite pas de cela pour allourdir son propos de longues considérations philosophiques ennuyeuse: il distille cela au fil de pages, le plus souvent dans les propos de ses personnages. Il est avant tout un écrivain pour la jeunesse, et cela se sent dans ce roman, qui, bien que destiné aux adultes, est parfaitement lisible par tout adolescent. Car son style est simple (mais pas simpliste!), il privilégie l'efficacité à la recherche, plonge immédiatement le lecteur dans l'action (dès les premières pages on assiste à une attaque du village par des "chacals", par exemple). On tient alors là un livre dont les pages se tournent avec aisance. De l'aventure, de la passion, et de la réflexion. Le cocktail idéal. On comprend pourquoi il est devenu avec le temps un classique.
11:29 Publié dans (aut.) Kir Boulytchev, Auteurs russes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulytchev, boulytchov, Булычев
23.10.2009
L'anniversaire de Kir Boulytchov
Dans notre précédente note, nous faisions la critique d'une oeuvre pour la jeunesse de Kir Boulytchov, appartenant au cycle des aventures d'Alice.
Il se trouve que ce mois, on fêtait en Russie les 75 ans de Kir Boulytchov. Du coup, le supplément littéraire du journal Nezavisimaya Gazeta (Независимая газета), NG Ex Libris, s'est fendu d'une pleine page sur cet auteur mort en 2003, afin de lui rendre hommage (merci au passage à Michel Niqueux qui nous l'a signalée).
C'est pour l'auteur de cet article, Andreï Chtcherbak-Joukov, l'occasion de se souvenir de sa jeunesse, et de rappeler combien de petits enfants, dans les années 1980, ont pu être amoureux de Natalya Gousseva, ou plutôt d'Alice, son personnage, dans la série de téléfilms qui lui a été alors consacrés.

Natalya Gousseva dans le rôle d'Alice en 1985

Kir Boulytchov et Natalya Mourachkevitch (Gousseva)
Profitons-en donc pour en montrer ici un extrait, en rappelant que c'est un téléfilm, que cela date de 1985 et que les trucages sont donc faits de bouts de ficelles (on se demande même ce que viennent faire des tie-fighters de Star Wars dans le décor...). Il n'empêche que ces histoires dégageaient un charme fou. Et faire rêver dans le monde de morosité qu'était l'URSS finissante, cela relevait tout de même de la gageure.
09:09 Publié dans (aut.) Kir Boulytchev, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulytchev, boulytchov
20.10.2009
Kir Boultychov - Mission sur la planète morte
Kir Boulytchov est un auteur que tous les habitants de l'ex-URSS connaissent. En premier lieu parce qu'il fut un grand auteur de Science Fiction, et nous espérons que la nouvelle que nous avons publié de lui dans Dimension URSS vous aura donné une idée de son talent. Sa SF est hors-normes, sentimentale sans être pour autant niaise. Boulytchov savait faire rêver, et c'est sans doute pour cela qu'il a su bercer l'enfance de millions de petits Soviétiques avec les aventures d'Alice, la petite fille qui a toujours de la chance.
En France, un seul des romans de ce cycle a été traduit, en 1979, Mission sur la planète morte, dont le titre original est en fait L'Anniversaire d'Alice (День рождения Алисы).

Cette première édition dut avoir un certain succès puisqu'elle fut suivi d'une autre, en 1982. Alice est une petite fille de 10 ans, dont les capacités dépassent largement ce que son père, un directeur de zoo, est capable d'imaginer. Courageuse, voire intrépide, elle n'hésite pas à braver les interdits pour partir à l'aventure.
Dans ce roman-là, Kir Boulytchov montre les hésitations du père, justement, concernant le cadeau qu'il pourrait offrir à sa fille pour son anniversaire. Mais un ami de la famille, le gigantesque Gromoziek, un archéologue doté de huit yeux, autant de tentacules et trois coeurs, lui ôte cette épine du pied en invitant Alice à venir faire un séjour sur la planète Koléide, où se déroulent de vastes investigations autour d'une civilisation disparue, vraisemblablement victime, il y a un siècle, d'une peste cosmique.
Mais le cadeau de Gromoziek n'est pas sans arrière pensées. Car il embarque aussi avec lui une équipe de l'Institut du Temps, qui garde avec elle une machine capable de remonter le temps. Et comme de fait exprès, les anciens habitant de Koléide sont parfaitement humanoïdes, à ceci près qu'ils sont deux fois plus petits que nous, et que donc seule Alice pourrait passer auprès d'eux pour un individu normal...
Il se pourrait bien, donc que Gromoziek n'ait pas seulement pour ambition de fouiller cette planète morte, mais aussi de la faire revivre.
Il est bien dommage que la traduction de Nina Weinfeld ne soit pas à la hauteur du style de Kir Boulytchov. Certes, l'auteur écrit de façon simple, pour un public jeune (entre 6 et 11 maximum), mais certainement pas d'une manière aussi lourde que cela est rendu notamment dans la première partie. Cela est bien dommage car le récit excèle dans l'humour, dans des dialogues vifs qui poussent le lecteur à sourire en permanence.
Kir Boulytchov dévoile ici toute l'ampleur de son imagination, avec un récit qui, bien que court, arrive à employer en même temps les motifs de l'exploration spatiale, du voyage dans le temps, des cultures extra-terrestres, formant un mélange qui bien sûr est scientifiquement incorrect, mais qui surtout est riche en couleurs, en merveilles, en aventures. Rien d'étonnant donc à ce que ce roman ait déjà plusieurs fois fait l'objet d'adaptations, notamment en dessin animé, et ce encore tout récemment.
On pourra lire d'autres aventures d'Alice dans la nouvelle (en fait une suite de courts récits) "La Petite fille qui a toujours de la chance", publiée dans Lettres Soviétiques, 1983, n°296, p. 171-181.
Une autre nouvelle pour enfants a aussi été traduite dans la même revue: "Deux Billets pour l'Inde", Lettres Soviétiques, 1987, n°342, p. 79-112.
Enfin un port-folio d'illustrations des aventures d'Alice par Olena Zenitch a été publié par la revue Antarès dans son numéro 34 de 1989.
A voir aussi l'avis de Herveline (chez Soleil Vert) sur Mission sur la planète morte.
11:07 Publié dans (aut.) Kir Boulytchev, Auteurs russes, Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulytchev, boulytchov, alice
25.03.2009
Dimension URSS est parue
Avec beaucoup d'avance sur le planning annoncé, notre anthologie Dimension URSS est parue.

Fusée 07. Dimension URSS
ISBN-10: 1-934543-70-5 ISBN-13: 978-1-934543-70-2
300 pages
illustration Alexei KONDAKOV
20 TTC plus 3 de port
http://www.riviereblanche.com/dimensionurss.htm
Anthologie de SF des pays de l'ancienne Union Soviétique présentée par Patrice Lajoye.
Valeri Brioussov: La Terre – Scènes des temps futurs (1904)
Alexandre Beliaev: Au-dessus du néant (1927)
Vladimir Savtchenko: L'Eveil du Professeur Berne (1956)
Valentina Jouravliova: L'Astronaute (1960)
Dmitri Bilenkine: Sur un Sentier poudreux (1966)
Karen A. Simonian: Le Pré (1968)
Roman Podolny: Une Dernière histoire de télépathie (1976)
Victor Koloupaev: Quels Drôles d'arbres (1975)
Vladimir Drozd: Pygmalion (1984)
Kir Boulitchov: Un Cheechako dans le désert (1981)
Valentina Soloviova: La Station intermédiaire (1984)
Vladimir Pokrovski: La Toute dernière guerre au monde (1984)
Pavel Amnouel: 20 Milliards d'années après la fin de la lumière (1984)
Karen A. Simonian: Le Saule épanché et le roseau tremblant (1986).
(En dehors de la reprise de quelques-unes des anciennes traductions soviétiques (entièrement revues et corrigées), les traductions sont d'André Cabaret et Patrice Lajoye pour le russe, et de Vahagn Terzian pour l'arménien.)
La science-fiction soviétique, longtemps après l'effondrement de l'URSS, est en passe d'être définitivement enterrée dans la mémoire des amateurs occidentaux. Seul le nom des Strougatski subsiste encore. Il fallait donc effectuer un petit voyage temporel, voir ce qu'elle a été réellement, au-delà les intentions idéologiques et historiques.
On ne trouvera pas dans DIMENSION URSS de luttes contre les extraterrestres, ni de grands conflits spatiaux. Mais vous aurez la possibilité d'assister à la création de la femme idéale (Pygmalion), ou de tester sans le savoir son homologue masculin (Un Cheechako dans le désert). Vous pourrez visiter l'esprit de l'être aimé (Une dernière histoire de télépathie), mais il faudra faire vite, car la fin du monde approche! Les savants fous menacent d'éliminer l'atmosphère terrestre (Au-dessus du néant) ou de balancer des missiles à la légère (20 milliards d'années après la fin du monde). Pensez alors à gagner votre abri qui vous aidera à traverser les siècles (L'éveil du professeur Berne).
Patrice Lajoye travaille au CNRS. Il est docteur en Histoire des religions comparées, mais sa grande passion reste la science-fiction, d'où qu'elle vienne."








