15.06.2011
Vadim Okhotnikov - La foudre effrayée
Puis que le cycle consacré au space opera, initié par le RSF Blog (Summer Star Wars) ne commence que dans quelques jours, autant donner, à ceux qui ne la connaîtrait pas, un avant-goût la science-fiction soviétique de l'époque de Staline. Or il se trouve que juste après la Seconde Guerre mondiale et durant les années 1950, on a traduit en français une poignée de romans et de nouvelles de cette science-fiction, de celle relevant de "l'Imaginaire à court terme" ou de ce qu'un critique russe des années 1940 a nommé le "réalisme fantastique", terme qui prendra un tout autre sens à partir de la fin des années 1950.
Le texte que nous voudrions présenter ici est de Vadim Okhotnikov (1905-1964). Un ingénieur – et de fait, cette science-fiction est souvent due à des ingénieurs – connu pour avoir sonorisé les premiers films parlants russes. Il s'agit d'un petit récit, La Foudre effrayée (Напуганная молния), texte apparaissant dans un recueil paru en 1947 (nous n'avons pas retrouvé de source antérieure, peut-être cependant existe-t-il une parution dans une revue).
Une traduction française, ou plutôt une adaptation, est parue trois ans plus tard dans le n°37 de la revue 34 (c'est son nom, du fait de son nombre de pages initial: elle deviendra plus tard Caméra 34). 
Cette adaptation est anonyme, et est elle-même accompagnée de dessins tout aussi anonymes. Le nom de l'auteur, quant à lui, est orthographié Okhotinkov. Enfin, tous les noms propres du texte sont francisés – de façon intelligente, certes: ainsi Semenov devient Simonet, et Voronov, Corbier!
Mais peu importe, car ce qui compte est l'idée elle-même. Ou l'on verra que l'argument conjectural est vraiment très faible, il est même presque délicat de parler de science-fiction, la "fiction" se limitant à son strict minimum. On comprend mieux, après l'avoir lu, le choc que représentera auprès des lecteurs russes la parution de La Nébuleuse d'Andromède d'Ivan Efremov.
Merci en tout aux éminents bibliophiles membres du forum de la Base de Données Francophone de l'Imaginaire (BDFI pour les intimes), qui nous ont fait connaître cette traduction.
Pour lire le texte, cliquez sur les images ci-dessous:
16:01 Publié dans Auteurs ukrainiens, Revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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