13.05.2009
Marina et Sergueï Diatchenko - La Caverne: une critique
Après publié la série des Sentinelles de Sergueï Loukianenko (en "littérature générale"!), voilà que les éditions Albin Michel récidivent avec La Caverne (Пещера), un roman de Marina et Sergueï Diatchenko initialement publié en 1997 chez Azbouka et disponible actuellement en russe chez Eksmo.



14:24 Publié dans (aut.) Marina et Sergueï Diatchenko, (éd.) Albin Michel, Auteurs ukrainiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : diatchenko, Дяченко
19.02.2009
Marina et Sergueï Diatchenko - La Caverne
Bonne nouvelle!
Le 4 mars prochain, paraîtra en librairie, chez Albin Michel, un roman des époux Diatchenko, La Caverne.
Espérons que ce roman, traduit par Antoinette Roubichou-Stretz, rencontrera le même succès que ceux de Sergueï Loukianenko, chez le même éditeur.
09:42 Publié dans (aut.) Marina et Sergueï Diatchenko, (éd.) Albin Michel, Auteurs ukrainiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : diatchenko
17.02.2009
Sergueï Loukianenko - Les Sentinelles du Crépuscule, la critique
Depuis la parution en France de son premier volume de la série des Sentinelles, Sergueï Loukianenko étonne les lecteurs de Fantastique et de Fantasy, par l'usage très ludique qu'il fait des archétypes de ces genres que sont les mages, les vampires, les sorciers... ici dénommés globalement « Autres ». Cependant comme cela arrive fréquemment avec les séries dont l'écriture s'étale dans le temps, on pouvait craindre un essoufflement.

Que ses lecteurs se rassurent donc, avec Les Sentinelles du Crépuscule (qu'il aurait fallu écrire Les Sentinelles de la Pénombre), point d'essoufflement, ni de lassitude: Sergueï Loukianenko arrive à se renouveler en introduisant une forte dimension sociale dans son récit, qui en devient du coup d'autant plus passionnant.
Comme dans le précédent volume, l'auteur utilise ici une structure de récit ternaire: trois histoires sont racontées successivement, leurs éléments communs servant à tracer l'histoire générale, celle d'Anton Gorodetski, petit mage clair de deuxième classe, marié pour son malheur à une magicienne bien plus puissante que lui, et travaillant au Contrôle de la Nuit, cette police chargée de surveiller les agissements des Sombres depuis la signature du traité de paix en Clairs et Sombres, il y a des siècles de cela. Un Anton qui doute de plus en plus des bienfaits que les Clairs sont sensés apporter à l'Humanité, et qui s'interroge sur sa volonté de rester au sein du Contrôle.
Dans le premier récit, Anton doit enquêter au sein d'une résidence pour milliardaires, seul et sans l'aide de la magie, mais avec le soutien de Kostia, un vampire du Contrôle du Jour, et surtout de l'Inquisition, ce groupement de Sombres et de Clairs qui veille à l'équilibre des forces. Quelqu'un semble être en mesure de transformer n'importe quel humain en Autre. Tous sont conscients du risque que ce savoir fait peser sur le traité: quel camp sera en mesure de recruter ainsi autant d'Autres qui le souhaite et de faire pencher la balance en sa faveur?
Dans le deuxième récit, Anton, cette fois-ci en vacances avec sa femme et sa fille, se retrouve confronté bien involontairement à un groupe de loup-garous, et surtout à une très puissante sorcière, hors classe, et sortie de nulle part, vivant telle une Baba Yaga aux fins fonds d'un bois. Or cette sorcière semble posséder un antique manuscrit légendaire, le Fuaran, sensé contenir la méthode de transformation d'un humain en Autre.
Enfin, dans le troisième récit, Anton doit se lancer à la poursuite de celui qui semble être à l'origine de tout cela.
Passons sur les détails, afin de ne pas gâcher le plaisir au lecteur: le roman de Sergueï Loukianenko étant tout de même un roman de littérature populaire, reposant essentiellement sur l'intrigue, en dévoiler trop serait malvenu. Et venons-en à ce qui fait l'intérêt réel de ce volume.
L'effet de surprise initial n'étant plus présent, Loukianenko se renouvelle donc en livrant des parcelles de sa pensée sur la Russie contemporaine (celle de 2004, date de parution du volume). Et l'auteur ne se prive pas, par exemple, de fustiger ces nouveaux riches qui se construisent des appartements luxueux en plein Moscou sans être même capable d'en finir l'ameublement. Il tape dur aussi, et longtemps, sur la corruption des services sensés être « publics ». ll n'hésite pas à parler de l'alcoolisme, véritable fléau social, et il le fait sans pour antant condamner les alcooliques eux-mêmes, qu'il pose en victimes. Mais Loukianenko n'est pas Pelevine ou Sorokine. Plutôt que de s'apesantir sur les problèmes, il préfère décrire tout de même une Russie qui se redresse. Il ne se prive pas non plus pour lancer quelques petites piques discrètes vers l'Occident (« Une magicienne très prometteuse; on lui avait déjà proposé un transfert en Europe. Ils adorent récupérer les jeunes talents au nom de notre grande cause commune » - p. 21; ou encore: « Je suis allé acheter [...] du soda 'Baïkal' pour les plus jeunes. Ils auraient bien sûr préféré du Coca Cola. Mais je ne voulais pas qu'ils s'intoxiquent avec cette cochonnerie » - p. 92 – notons au passage que depuis Baïkal est devenu le nom commercial de Pepsi en Russie...). Mais il fustige aussi au passage les nationalismes de tout poil (« Plus ils sont divisés et mieux ils se sentent... Les Pétersbourgeois avec leur fructueuse célébration, les Kazakhs et les Kirghizes, prêts à présenter une foule d'arguments pour démontrer l'ancienneté historique de leurs Etats nouvellement créés et nos frères slaves que l'existence d'un frère aîné opprimait profondément. Et tous les Russes qui savent si bien se mépriser mutuellement de capitale à province et de province à capitale, sans parler des républiques autonomes et des régions. » - p. 329).
L'intérêt de ce roman de Loukianenko se retrouve finalement bien exprimé dans les rares allusions littéraires qu'il ose. Ainsi p. 286: "J'ai remarqué dans la corbeille à papier un livre à couverture criarde. Guesser avait donc vraiment passé la nuit à lire Golovatchev?". Or Vassili Golovatchev, écrivain bien réel, auteur prolifique, écrit des textes forts sympathiques, populaires (du space opera, de la fantasy), mais on serait bien en peine d'y rechercher de la philosophie. Le deuxième auteur mentionné par Loukianenko est d'une autre trempe puisqu'il s'agit des frères Strougatski, d'abord p. 284, par une brève allusion ("Le lundi, comme tu le sais, commence le samedi": le lecteur curieux pourra toujours comparer le Niitchavo des deux frères au Contrôle de la Nuit de Loukianenko), puis par une citation directe de Stalker (p. 397: " Le bonheur gratuit pour tous? Et que personne ne soit oublié?").
Si Loukianenko préfère les Strougatski à Golovatchev, ça n'est sans doute pas pour rien, puisqu'en définitive, dans ses dernières années, l'oeuvre des deux frères a quitté l'espace et le futur pour rejoindre la Terre et notre époque. On comprend mieux alors la fin des Sentinelles du Crépuscules: "Nous ne pouvons pas voler dans l'espace. Nous pouvons seulement nous efforcer de ne pas tomber."
09:26 Publié dans (aut.) Sergueï Loukianenko, (éd.) Albin Michel, Auteurs russes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loukianenko, Лукьяненко
08.11.2008
Sergueï Loukianenko - Les sentinelles du crépuscule
Ca y est: après plusieurs longs mois d'attente, le troisième tome de la trilogie des Sentinelles de Sergueï Loukianenko est enfin paru, le 6 novembre dernier, chez Albin Michel. Christine Zeytounian-Beloüs en assure toujours la traduction.

Dans une Russie moderne et délabrée, des êtres aux pouvoirs surnaturels, les Autres, se fondent parmi les humains. Partagés entre forces de la Lumière et forces de l’Obscurité, ils se livrent, depuis plus de mille ans, une étrange guerre froide. Aujourd’hui, pour la première fois, ils doivent s’allier contre un ennemi commun. Un traître qui, au mépris de toutes leurs lois, aurait décidé de transformer un simple mortel en Autre. Mais dans un monde ou réalité et magie se confondent, les apparences sont souvent trompeuses…
« Un choc, le tour de force de rénover de fond en comble le roman fantastique. » Le Monde
« Du bon, de l’excellent fantastique d’une totale modernité. » Marianne
« Un détonant cocktail à base de polar, de SF, de fantastique, qui fascine. » Le Figaro
« Un véritable monde magique parallèle. » Métro
14:54 Publié dans (aut.) Sergueï Loukianenko, (éd.) Albin Michel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loukianenko, sentinelles du crépuscule, Лукьяненко, Сумеречный Дозор


